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L'avocat en droits humains Mohammad Reza Faghihi libéré de prison après que sa demande de nouveau procès a été acceptée

Statut: 
Libéré
À propos de la situation

Le 13 juin 2026, l'avocat en droits humains Mohammad Reza Faghihi a été libéré de la prison d'Evin après avoir purgé un an et huit mois d'une peine de cinq ans d'emprisonnement.

Le 21 janvier 2025, le défenseur des droits humains Mohammad Reza Faghihi a commencé à purger une peine de cinq ans de prison pour « rassemblement et collusion dans l’intention d’agir contre la sécurité nationale ».

À propos de Mohammad Reza Faghihi

Mohammad Reza Faghihi est défenseur des droits humains et avocat ; il représente de nombreux défenseur⸱ses des droits humains et prisonniers politiques. Il est membre du conseil d’administration de l’Association de défense des droits des prisonniers et ancien membre de la Commission des droits humains de l’Association centrale du barreau.

24 Juin 2026
L'avocat en droits humains Mohammad Reza Faghihi libéré de prison après que sa demande de nouveau procès a été acceptée

Le 13 juin 2026, l'avocat en droits humains Mohammad Reza Faghihi a été libéré de la prison d'Evin après avoir purgé un an et huit mois d'une peine de cinq ans d'emprisonnement. Sa libération a fait suite à l'acceptation, le 2 juin 2026, d'une demande de nouveau procès, au motif que l'acte pour lequel il avait été condamné auparavant ne constituait pas un crime.

Mohammad Reza Faghihi est défenseur des droits humains et avocat ; il a représenté de nombreux défenseur⸱ses des droits humains et prisonniers politiques. Il est membre du conseil d'administration de l'Association de défense des droits des prisonniers et ancien membre de la Commission des droits humains de l'Association centrale du barreau.

Le 2 juin 2026, la Branche 44 de la Cour suprême iranienne a accédé à la demande de nouveau procès, permettant ainsi la libération de Mohammad Reza Faghihi. Cette décision va à l'encontre du jugement rendu le 7 octobre 2024 par la branche 15 du tribunal révolutionnaire de Téhéran. Ce dernier avait condamné Mohammad Reza Faghihi à cinq ans de prison pour « rassemblement et collusion dans l'intention de porter atteinte à la sécurité nationale ».

Selon les informations données par ses avocats, Mohammad Reza Faghihi a été libéré de la prison d'Evin le 13 juin 2026. La Branche 44 de la Cour suprême iranienne a accepté sa demande de nouveau procès en vertu de l'article 474 du Code de procédure pénale. La décision reconnaîtrait que l'envoi d'un SMS informant des collègues d'un rassemblement devant le barreau ne constituait pas un « rassemblement et une collusion dans l'intention porter atteinte à la sécurité nationale ». La Cour désignera ensuite une Branche du Tribunal révolutionnaire qui sera chargée de mener la procédure de nouveau procès.

Front Line Defenders salue la libération de Mohammad Reza Faghihi et réitère ses inquiétudes concernant les persécutions dont sont victimes les avocats en droits humains en Iran.

Front Line Defenders estime que Mohammad Reza Faghihi a été victime d’acharnement judiciaire uniquement en raison de travail action légitime et pacifique en faveur des droits humains et qu'il n'aurait jamais dû être incarcéré en premier lieu.

30 Janvier 2025
Mohammad Reza Faghihi commence à purger sa peine de cinq ans de prison

Le 21 janvier 2025, le défenseur des droits humains Mohammad Reza Faghihi a commencé à purger une peine de cinq ans de prison pour « rassemblement et collusion dans l’intention d’agir contre la sécurité nationale ».

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Mohammad Reza Faghihi est défenseur des droits humains et avocat ; il représente de nombreux défenseur⸱ses des droits humains et prisonniers politiques. Il est membre du conseil d’administration de l’Association de défense des droits des prisonniers et ancien membre de la Commission des droits humains de l’Association centrale du barreau.

Le verdict, qui a été confirmé le 7 octobre 2024 par la branche 15 du tribunal révolutionnaire de Téhéran, lui interdit en outre d’exercer la profession d’avocat pendant deux ans, d’appartenir à des groupes politiques pendant deux ans et de quitter l’Iran pendant deux ans.

Le 12 septembre 2023, l’affaire a été transférée devant la branche 15 du tribunal révolutionnaire de Téhéran, bien que la majorité des affaires liées aux manifestations « Femme, vie, liberté » aient été graciées à la suite d’une amnistie générale décrétée par le pouvoir judiciaire iranien en février 2023.

Le défenseur des droits humains était accusé de « rassemblement et collusion dans l’intention d’agir contre la sécurité nationale » pour avoir envoyé un SMS afin d’informer ses collègues d’un rassemblement devant le barreau en octobre 2022.

Le 12 octobre 2022, Mohammad Reza Faghihi a été arrêté lors d’un rassemblement organisé par le barreau de Téhéran dans le cadre des manifestations « Femme, vie, liberté ». Une procédure a ensuite été ouverte contre lui devant la branche 7 du tribunal d’Evin, dans le district 13, mais il a été libéré sous caution en raison de l’absence de preuves pénales concrètes.

Front Line Defenders exprime sa profonde inquiétude concernant la condamnation arbitraire et l’acharnement judiciaire contre Mohammad Reza Faghihi, et pense qu’il est visé à cause de ses activités pacifiques en faveur des droits humains, notamment, car il représente des prisonniers politiques et exerce ses droits légitimes à la liberté d’association et de réunion en Iran.

Front Line Defenders exhorte les autorités iraniennes à :

  1. Libérer immédiatement et sans condition Mohammad Reza Faghihi et annuler les condamnations prononcées à son encontre ;
  2. Assurer que son traitement pendant sa détention corresponde à toutes les conditions établies dans les « Principes fondamentaux relatifs à la protection de toute personne contre toute forme de détention ou emprisonnement » adoptés par l’Assemblée générale dans sa résolution 43/173 du 9 décembre 1988 ;
  3. Cesser immédiatement de cibler les défenseur⸱ses des droits humains en Iran et garantir qu’ils puissent mener à bien leurs activités légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles, y compris l’acharnement judiciaire.