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Mehdi Mahmoudian condamné à huit mois de prison par contumace

Statut: 
Condamné
À propos de la situation

Le 13 août 2026, le défenseur des droits humains Mehdi Mahmoudian a été condamné par contumace à huit mois d'emprisonnement par la branche 23 du tribunal révolutionnaire de Téhéran pour « activités de propagande contre l'État ». Par ailleurs, une audience concernant Mehdi Mahmoudian a été fixée au 27 septembre 2026 devant la branche 26 du Tribunal révolutionnaire de Téhéran pour plusieurs autres chefs d’accusation, notamment celui d’« activités de propagande contre l’État », en lien avec la publication de déclarations et des interventions dans des médias internationaux.

À propos de Mehdi Mahmoudian

Mehdi Mahmoudian, défenseur des droits humains, journaliste politique et blogueur, a déjà purgé une peine de cinq ans de prison (2009-2014) pour « mutinerie contre le régime » pour son rôle dans la documentation des plaintes de viol et d’abus des détenus dans le centre de détention de Kahrizak. Le centre de détention a été fermé en juillet 2009 après que Medhi Mahmoudian et d’autres aient documenté les abus généralisés. Mehdi Mahmoudian a également travaillé avec le Center for the Defense of Prisoners’ Rights.

25 Août 2026
Mehdi Mahmoudian condamné à huit mois de prison par contumace

Le 13 août 2026, le défenseur des droits humains Mehdi Mahmoudian a été condamné par contumace à huit mois d'emprisonnement par la branche 23 du tribunal révolutionnaire de Téhéran pour « activités de propagande contre l'État ». Par ailleurs, une audience concernant Mehdi Mahmoudian a été fixée au 27 septembre 2026 devant la branche 26 du Tribunal révolutionnaire de Téhéran pour plusieurs autres chefs d’accusation, notamment celui d’« activités de propagande contre l’État », en lien avec la publication de déclarations et des interventions dans des médias internationaux.

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Mehdi Mahmoudian, défenseur des droits humains, journaliste politique et blogueur, a déjà purgé une peine de cinq ans de prison (2009-2014) pour « mutinerie contre l’État » pour son rôle dans la documentation des plaintes de viol et d’abus des détenus dans le centre de détention de Kahrizak. Le centre de détention a été fermé en juillet 2009 après que Medhi Mahmoudian et d’autres aient documenté les abus généralisés. Mehdi Mahmoudian a également travaillé avec le Center for the Defense of Prisoners’ Rights.

Le 13 août 2026, Mehdi Mahmoudian a été condamné par contumace à huit mois d'emprisonnement par la branche 23 du tribunal révolutionnaire de Téhéran pour « activités de propagande contre l'État ». Parmi les preuves retenues contre lui figuraient des communiqués qu’il a écrits pendant son incarcération, dans lesquelles il décrivait comment des détenus de sexe masculin, notamment des personnes âgées et des défenseurs des droits humains, auraient été menottés et transférés en bus vers la prison du Grand Téhéran en juin 2025, tout en étant exposés au risque de frappes aériennes pendant la guerre des douze jours.

Le défenseur a été arrêté le 31 janvier 2026 après avoir signé une déclaration publiée par 17 militants des droits civils et politiques concernant les manifestations nationales de janvier 2026. La déclaration exprimait sa solidarité avec les manifestants et soutenait leurs revendications en faveur d’« une vie digne, de la liberté, de la justice, de la dignité humaine, et de l’autodétermination ». Mehdi Mahmoudian avait ensuite été libéré de la prison de Bushehr le 17 février 2026 après avoir versé une caution de 65 milliards de rials iraniens.

En 2023, la branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran avait condamné le défenseur à huit mois d’emprisonnement, à une interdiction de deux ans d’adhérer à des partis ou groupes politiques, à une interdiction de deux ans d’utiliser un smartphone et à deux ans d’interdiction de voyager, là encore pour « activités de propagande contre l’État ». Il avait été libéré de la prison d'Evin le 15 septembre 2025, après avoir purgé sa peine.

Front Line Defenders pense que la condamnation et la peine prononcées à l'encontre du défenseur des droits humains Mehdi Mahmoudian sont directement liées à ses activités légitimes et pacifiques en faveur des droits humains, notamment son travail contre la peine de mort et pour les droits des prisonniers. Front Line Defenders est préoccupée par le risque imminent d'incarcération qui pèse sur lui et par l’acharnement judiciaire dont il continue d'être victime.

Front Line Defenders s'inquiète également des attaques incessantes dont sont victimes les défenseur⸱ses des droits humains qui luttent contre la peine de mort et défendent les droits des détenus en Iran, ainsi que du recours accru à des mesures judiciaires visant à réduire au silence et à punir ces défenseurs.

Front Line Defenders exhorte les autorités iraniennes à :

  1. Annuler la condamnation et la peine de huit mois d'emprisonnement prononcées à l'encontre de Mehdi Mahmoudian et abandonner toutes les autres accusations portées contre lui, car elles sont uniquement liées à ses activités légitimes et pacifiques en faveur des droits humains ;
  2. Mettre fin à toutes les formes d’acharnement judiciaire à l'encontre de Mehdi Mahmoudian et veiller à ce qu'il puisse mener ses activités en faveur des droits humains sans restriction et sans craindre de représailles ;
  3. Garantir qu’en toutes circonstances, tous les défenseur·ses des droits humains en Iran puissent mener à bien leurs actions en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles, y compris l'acharnement judiciaire.