Soheil Arabi condamné à cinq ans de prison pour avoir apporté une aide humanitaire lors des manifestations de janvier
Le 16 août 2026, la Branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné le défenseur des droits humains Soheil Arabi à cinq ans de prison pour « rassemblement et collusion en vue de commettre des crimes contre la sécurité du pays ». La seule audience a eu lieu la semaine précédente, le 10 août, et Soheil Arabi avait présenté sa défense contre ces accusations fabriquées de toutes pièces liées à la sécurité nationale.
Soheil Arabi est blogueur et photojournaliste ; il a remporté le prix Reporters sans frontières pour la liberté de la presse en 2017. Le 30 août 2014, il a été condamné à mort pour blasphème par la 76e chambre de la cour d'assises de Téhéran pour « insulte envers le prophète de l'islam » sur Facebook. Depuis son arrestation et sa détention en 2013, Soheil Arabi est devenu un ardent défenseur des droits des prisonniers et il sensibilise le public depuis la prison aux conditions inacceptables que les détenus sont obligés de subir.
Le 16 août 2026, la Branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné le défenseur des droits humains Soheil Arabi à cinq ans de prison pour « rassemblement et collusion en vue de commettre des crimes contre la sécurité du pays ». La seule audience a eu lieu la semaine précédente, le 10 août, et Soheil Arabi avait présenté sa défense contre ces accusations fabriquées de toutes pièces liées à la sécurité nationale.
Soheil Arabi est un défenseur des droits humains, blogueurs et photojournaliste ; il a remporté le prix Reporters sans frontières pour la liberté de la presse en 2017. Le 30 août 2014, il a été condamné à mort par la branche de la cour d'assises de Téhéran pour « avoir insulté le prophète de l'islam » sur Facebook. Depuis son arrestation et sa détention en 2013, Soheil Arabi est devenu un ardent défenseur des droits des prisonniers et il sensibilise le public depuis la prison à propos des conditions inacceptables que les détenus sont obligés de subir.
Le 16 août 2026, la Branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné Soheil Arabi à cinq ans de prison pour « rassemblement et collusion en vue de commettre des crimes contre la sécurité du pays ». Les accusations portées contre lui reposaient sur des rapports émanant du campus de Sarallah du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, concernant ses activités sur les réseaux sociaux, ainsi que son soutien aux manifestants ayant pris part aux manifestations de janvier 2026. Des massacres ont été documentés par des organisations de défense des droits humains au cours de ces manifestations.
Par ailleurs, la branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran a interdit à Soheil Arabi d'exercer toute profession ou activité liée à l'infraction commise (activités sur les réseaux sociaux) pendant une période de deux ans.
Le 10 août 2026, dans son témoignage devant la branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran concernant son implication dans l'aide humanitaire et la protection des manifestants victimes de violences et de leurs familles, le défenseur a écrit :
« J’ai également indiqué [dans ma défense] que notre objectif principal, à travers cette aide, était de veiller à ce que les familles, et en particulier les enfants des prisonniers, des victimes et des martyrs, soient moins impactés. La majeure partie de cette aide était destinée à couvrir des frais liés à l'éducation, aux soins médicaux et à l'alimentation. Et bien sûr, nous ne nous sommes pas contentés d’aider les prisonniers politiques et les manifestants ; parmi les plus de deux cents familles que nous soutenons, plus d’une centaine n’ont aucun lien avec la politique et n’ont jamais été arrêtées. »
Soheil Arabi a été arrêté de manière arbitraire après avoir publié sur les réseaux sociaux des photos de zones de Téhéran touchées par les affrontements ; il a été détenu du 10 mars au 18 mai 2026 à la prison de Qezel Hesar. Lors de sa libération, Soheil Arabi a déclaré que le 19 avril, après s'être plaint de se voir refuser des pauses en plein air et des appels avec sa famille et son avocat, il a été agressé physiquement et torturé. Il a été transféré à l'hôpital Madani alors qu'il était inconscient et a subi des interventions médicales pour un traumatisme testiculaire et une fracture du nez le 20 avril.
Front Line Defenders pense que la condamnation et la peine prononcées à l'encontre du défenseur des droits humains Soheil Arabi sont directement liées à ses activités légitimes et pacifiques en faveur des droits humains, notamment son action visant à fournir une aide humanitaire et à mener des campagnes de sensibilisation sur les réseaux sociaux en faveur des manifestants et des familles touchées par la répression violente des manifestations en janvier 2026. Front Line Defenders s'inquiète du risque imminent d'incarcération de Soheil Arabi.
Front Line Defenders est préoccupée par l'intensification de la criminalisation et des persécutions dont font l'objet les défenseur⸱ses des droits humains qui apportent une aide humanitaire à des groupes de civils vulnérables, notamment des manifestants, en Iran, dans le but de les réduire au silence ; l'organisation est également préoccupée par les mesures visant à les empêcher d'accéder à l'emploi, ce qui a des répercussions sur leurs moyens de subsistance.
Front Line Defenders exhorte les autorités iraniennes à :
- Abandonner les poursuites et les condamnations à l'encontre du défenseur des droits humains Soheil Arabi ;
- Mener une enquête indépendante sur les allégations de torture dont aurait été victime Soheil Arabi pendant sa détention à la prison de Qezel Hesar entre février et mai 2026, en vue de publier les résultats et de traduire les responsables en justice ;
- Mettre fin à toutes les formes d’acharnement judiciaire à l'encontre de Soheil Arabi, lever les restrictions imposées aux membres de sa famille, et veiller à ce qu'il puisse mener ses activités légitimes en faveur des droits humains sans restriction ni crainte de représailles ;
- Garantir qu’en toutes circonstances, tous les défenseur·ses des droits humains en Iran puissent mener à bien leur travail légitime en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles.
